Je n'ai vraiment pas envie de transformer ce blog en journal d'une FIV, vraiment pas, mais l'état émotionel dans lequel je me trouve me pousse à écrire.

Au milieu de toutes les informations qu'on m'a données, et que j'ai lu sur la FIV, il y en a une que je n'avais pas retenue, que j'ai apprise hier à nos dépends. Après un mois de traitement, 15 jours de piqûres le soir dans le ventre et les cuisses suivis de 15 jours matin et soir, certaines fois à 6h 30 le matin pour ne pas arriver en retard à l'école, et puis dans la dernière phase aller à l'hopital tous les deux jours très tôt le matin pour faire une échographie pelvienne et une prise de sang, après une ponction un peu douloureuse parce que ce jour là l'anesthésiste est en retard à cause des grèves et on doit te faire des injections sur le col de l'uterus alors que tu n'es pas encore shoutée, après qu'on te dises " la pêche a été bonne, on a récupéré 10 follicules, après qu'on t'ai appelé pour te dire nous avons 6 embryons fécondés, vous pouvez venir demain pour le transfert, après tout ça, et alors que je me disais t'emballe pas, ce n'est pas parce que les embryons sont transférés qu'ils vont "s'accrocher", après tout ça oui, j'ai appris hier que les embryons pouvaient être fécondés, se diviser en deux, et arrêter là leur division cellulaire et mourir en fait en quelque sorte.

Alors tu te poses des questions du type: "ah oui, alors même quand on injecte directement un de ses spermatozoïdes dans un des mes ovules, même là ça ne veut pas, on n'est vraiment pas compatibles pour avoir des enfants ensemble en fait".

Par moment ma peine est difficile à gérer, par moment je la gère, mais je vois Galilée si triste, si triste que j'ai de la peine à la fois pour lui et pour moi.

Dans trois mois on pourra recommencer, et je me dis " à quoi bon si nos embryons meurent avant même d'avoir été transférés, s'ils ne se divisent pas?" Quand je vois le gouffre qui s'est crée en moi alors qu'on n'est qu'au début de ce combat, je me demande si je, si nous survivrons à tous ces échecs qui nous attendent peut être.

Et pire, commence à se poser incidieusement la question "pourquoi j'ai avorté quand j'avais 19 ans?" Mais ça ne changerait rien à l'affaire, c'est avec mon amoureux que j'ai envie d'avoir un enfant.