J’ai connu la sexualité tôt. L’été entre la 3ème et la 2nde. Mes deux meilleures copines se vantaient de l’avoir fait. Moi j’étais la copine moche (en fait j’étais pas vraiment moche, mais plus effacée que mes deux copines) et sympa qui arrange les coups. Alors quand j’en ai eu l’occasion j’ai couché. Aucun regret. La première fois c’est magique et blablabla j’y ai jamais cru. L’été suivant j’ai rencontré JM, mon baby love, avec qui ça a duré cinq ans (et qui accessoirement m’a mise enceinte quand j’avais 19 ans, et comme c’est moi qui avait oublié la pilule il m’a laissé avorter toute seule parce qu’il ne pouvais par rater les cours de son école d’ingénieur une seule journée et il n’avait pas de thunes pour descendre dans le sud, mais par contre la veille de l’avortement (un dimanche) il est allé faire du surf avec ses copines, c’est pas trop choupi ça ?). Avec JM on avait peu d’inhibition, on testait des trucs, on découvrait les joies d’une sescualitée épanouie, testouillages et tripatouillages de folie. Mais point d’orgasme. Beaucoup de plaisir oui, mais point d’orgasme. Il arrivait que le plaisir atteigne un palier supplémentaire, alors je me disais, ça doit être ça…

Comme parfois c’est bien pratique de simuler, genre quand ça dure longtemps et que t’en as un peu marre et tu vois bien que le gars fait un effort parce qu’il veut absooolument te faire jouir. Bon alors je suis devenue une simulatrice hors pair. Merci à Meg Ryan. J’avais lu quelque part que quand on jouissait le vagin se contractait, et je peux te dire que j’ai un périnée en béton armé. J’ai un petit sourire quand j’entends les mecs dire « ah non je suis sûr que ma copine ne simule pas, quand elle jouit je la sens se contracter … » MDR !

Bien entendu j’ai découvert très tôt la masturbation, mais rien...(enfin, pas d’orgasme je veux dire) Curieusement ce n’est pas en me masturbant que j’ai connu mon premier orgasme mais avec un de mes exs, et ça date d’à peu près un an (et oui seulement). D’ailleurs j’ai fait deux découvertes ce jour là. J’ai toujours cru que j’avais plus de plaisir vaginal que clitoridien… mais en fait je n’avais pas assez insisté. Les caresses clitoridiennes je trouvais ça sympa en version cunni, j’avais parfois énormément de plaisir et je me disais, ben c’est peut être un orgasme. Bref, alors que pendant les préliminaires je frottais le gland de mon partenaire contre mon clitoris(j’ai bien cherché des périphrases pour le dire de façon un peu plus distinguée, mais après tout appelons un chat un chat) j’ai senti un plaisir particulier…vraiment particulier. Etant de nature curieuse j’ai insisté, mon partenaire commençait à me dire que ça brulait un peu, mais putain quand j’ai pensé au nombre de pipes où j’avais hyper mal à la mâchoire et il me disait à tort « c’te plait ma puce continue j’y suis presque » (ce qui est à mon sens est un des pires mensonges que les mecs racontent, le presque veut généralement dire un quart d’heure), j’ai répondu « c’te plait mon cœur, j’y suis presque » et là, le ciel s’est ouvert.

L’ORGASME. Le vrai, celui qui fait que tu froisses les draps de ta main, que ton corps est prit de quelques spasmes, et j’ai pas crié comme une actrice porno en rut… mais putain, là j’ai compris ce que le mot PLAISIR voulait dire.

Mon ex était très vexé de voir qu’il n’était pour pas grand-chose dans mon orgasme, et il ne me laissait pas souvent jouer. Alors bon, je l’ai quitté (pas que pour ça en fait…)

Bref, dernièrement, t’as bien compris que j’étais célibataire, et qu’il me reste que l’onanisme pour pas pleurer. Mais bon, pas toujours facile d’atteindre l’orgasme…

Jusqu’à Meany.

Selon Zephérina (je sais plus si elle a dit ça sur un de mes com’s ou sur un des siens, alors t’as qu’à chercher la citation exacte), un sextoys c’est bien, mais ça te tiens pas chaud la nuit. Moi je dis, un boytoys c’est bien, ça tiens chaud la nuit (parfois un peu trop et ça ronfle), mais ça te donne pas un orgasme à tous les coups !

Alors que Meany 10 fois sur 10, bim dans le mille (en vrai j’ai eu le temps de le tester que deux fois, mais bon quand même, BIM) : palpitations et tout le tremblement.

Pour finir j’emprunte les mots de Charlotte après sa rencontre avec le rabbit « J’ai bien peur que si j’arrête pas de l’utiliser je sois bien moins attirée par les hommes qu’avant !»